Description
Ode à une ville pas commune qui s’est muée de campagne à cité-dortoir, port de l’immigration des années 60 et 70, la balade propose au lecteur un voyage intimiste et universel dont les moyens de ses transports sont les gens, l’âge, le désir et les souvenirs…
Cette revisite « historico-ludique », amoureuse et amusante de Vernier donne ses lettres de noblesse à cette commune, mal connue de l’agglomération genevoise.
Incipit:
Sur la rive droite du Rhône, il existe – comme son slogan le scande fièrement – une ville loin d’être commune qu’il est de bon ton de feindre d’ignorer, surtout depuis la rive gauche, la rue des Granges, ou même depuis la cité sarde.
C’est ainsi qu’un soir, dans la bonne société genevoise, on apostropha un de mes voisins :
— Où habitez-vous, cher ami ?
— Vernier !
— Ah ! Verbier, le Valais, ses montagnes… J’adorerais…
— Non, Vernier…
— Excusez-moi, je n’avais pas compris : Veyrier, il vous reste alors le Salève en guise de sommet…
— Non, VerNier…
— Ah, bon… Ver-nier. Heu… (Silence médusé) c’est une adresse, heu… rafraîchissante, tout à fait inédite !


