Description
Trafic de désir ou les errances méditatives d’un Genevois en Terre vaudoise. Lausanne, le Lac, Lavaux ou encore Montreux sont dépeints au travers du regard amoureux et délicieusement altier du narrateur ; il en devient tendre et drôle. Il brosse avec flegme une fresque bigarrée du Canton ; de son dynamisme économique, du culte olympique, jusqu’à la douceur de Lavaux ou de la Riviera, en passant par la Confrérie de taste-vin du Guillon. A travers cette flânerie à la Monsieur Hulot, il nous interroge sur nos choix sociétaux qui peuvent sournoisement amoindrir le désir d’avoir envie…
Argument :
Sur les bords du Léman, un symposium, ersatz local et festif du forum économique de Davos, est organisé chaque année par le président directeur général d’une PME, avide d’offrir à ses clients et thuriféraires une journée de conférences divertissantes souvent à contre-courant, selon ses termes, de la daube médiatique ambiante.
Scientifiques, politiques, artistes ou sportifs étaient donc régulièrement conviés à exposer leurs réflexions sur l’usage du monde.
Le panel des conférenciers interpellait pourtant les invités cette année-là. Quel thème unificateur pouvait bien relier un militaire-sociologue, conseiller de l’Elysée pour les questions d’éducation, une chimiste d’Etat, directrice d’un institut d’hygiène, et une cinéaste parisienne branchée et en disgrâce ?
Pour trouver la réponse à cette question, le lecteur va être plongé dans une série d’univers loufoques : un monde à 2 dimensions, une société ultra-propre complètement aseptisée et enfin un Etat où le bonheur individuel est devenu une obligation, quitte à se faire aider par la pharmacopée.
Quand la société supprime le libre-arbitre -même pour la bonne cause-, qu’elle rend obligatoire la réalisation de désirs officiels, ne risque-t-elle pas de tuer le plaisir de désirer, d’aimer, la liberté de concocter son propre mélange entre raison et folie ? Cette société-là, ne devient-elle pas trafiquante de désir ?

